Le rapport annuel d’Allianz Commercial, publié ce 24 juin 2026, met en évidence les graves perturbations des voies commerciales stratégiques. Entre hausse des primes de risque et multiplication des incendies à bord, les acteurs du commerce extérieur en Côte d’Ivoire doivent s’adapter à une donne tarifaire plus stricte.
La rentabilité à tout prix a vécu ; place à la résilience opérationnelle. C’est le message clé du Rapport annuel sur la sécurité maritime d’Allianz Commercial. Les événements géopolitiques au Moyen-Orient, marqués par le blocage de marchandises d’une valeur de 125 milliards de dollars dans le golfe Persique, redéfinissent les équilibres du transport maritime mondial et forcent les assureurs à revoir leurs grilles tarifaires.
Primes en hausse et explosion des avaries communes
Le directeur général d’Allianz Commercial, Thomas Lillelund, est catégorique : le coût de l’incertitude redéfinit le secteur. Si la couverture d’assurance est restée accessible tout au long des crises récentes, les primes sur les corps de navires et les facultés (marchandises) ont été orientées à la hausse.
Pour l’économie ivoirienne, portée par les performances des ports d’Abidjan et de San Pedro, cette tendance internationale a des répercussions directes. Le rapport met notamment en garde contre l’explosion du coût des sinistres en avarie commune sur les navires de nouvelle génération. En cas d’urgence ou d’incendie (plus de 200 cas recensés en 2025), les contributions financières réclamées aux chargeurs pour sauver la cargaison peuvent représenter jusqu’à 50 % de la valeur des marchandises transportées.
Du « juste-à-temps » au « juste-au-cas »
« Nous devons payer le prix de l’incertitude, en abandonnant la méthode du juste-à-temps pour le juste stock », prévient le capitaine Rahul Khanna d’Allianz Commercial. Les pannes mécaniques répétées (1 505 incidents mondiaux) et les détours maritimes rallongent les délais de livraison des biens d’équipement et des matières premières en Afrique de l’Ouest.
L’analyse de 225assurances
Pour les exportateurs de cacao et les importateurs de produits stratégiques en Côte d’Ivoire, ce rapport sonne comme un avertissement. Les entreprises ivoiriennes doivent collaborer plus étroitement avec leurs courtiers et assureurs locaux pour structurer des polices d’assurance Transport robustes, capables de couvrir non seulement les pertes physiques, mais aussi les conséquences financières liées aux retards et aux avaries communes dans ce nouvel ordre maritime mondial.
225assurances – Le site d’information N°1 de l’Assurance en Côte d’Ivoire et en Afrique – 24 juin 2026


