L’assurance indicielle gagne du terrain en Côte d’Ivoire: focus sur le palmier à huile et le riz

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Une formation consacrée à l’assurance indicielle a été organisée à Abidjan du 25 au 27 novembre 2025. Les acteurs des filières palmier à huile et riz y ont été formés afin que leur protection contre les aléas climatiques soit renforcée. La session a été intégrée au Projet PASSIR, financé par la BOAD à hauteur de 12 milliards FCFA. Une avancée majeure a ainsi été enregistrée pour la résilience agricole du pays.

Une formation stratégique a été mise en œuvre pour moderniser la gestion des risques

La session de renforcement des capacités a été intégrée au Projet PASSIR, conçu pour mettre en place un mécanisme d’assurance récolte indicielle.
Cette initiative a été présentée comme un levier important pour la modernisation de la gestion des risques agricoles.

Au nom du ministre d’État chargé de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, il a été indiqué que cette approche était « récente et prometteuse ».
Il a également été signalé qu’elle était destinée à répondre à des risques climatiques devenus plus fréquents.

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Grâce à l’assurance indicielle, les indemnisations sont déclenchées de manière automatique. Elles sont basées sur des indicateurs objectifs tels que les données satellitaires ou la pluviométrie.
Aucune visite sur le terrain n’est requise.
Déjà appliqué au coton, ce mécanisme a été étendu au palmier à huile et au riz, deux filières considérées comme essentielles pour la sécurité alimentaire ivoirienne.

Un bouclier climatique a été renforcé pour limiter les pertes agricoles

Des sécheresses répétées et des inondations ont été observées sur de nombreuses zones agricoles.
Dans ce contexte, un rôle important est joué par l’assurance indicielle.
Les revenus des producteurs sont ainsi sécurisés et l’accès au crédit se voit facilité.

Des études de faisabilité ont été réalisées et ont permis de confirmer la nécessité de cibler le palmier à huile et le riz.
Grâce à cette orientation, la résilience des petits exploitants peut être améliorée.

La stabilisation de la production agricole a été placée au cœur des ambitions nationales.
Une contribution de plus de 20 % au PIB a été rappelée, justifiant l’enjeu stratégique.
Dans la même logique, un accompagnement régional financé par la BOAD a été mis en œuvre pour réduire la vulnérabilité climatique.

Des formations ont également été dispensées dans la filière coton.
Elles ont été destinées à compenser les pertes dues aux déficits pluviométriques.

Un écosystème a été structuré pour sécuriser durablement l’agriculture

Au-delà de la formation, un écosystème intégrant assureurs, réassureurs et autorités publiques est en cours de construction.
Grâce à ce cadre, davantage de transparence devrait être assurée et les indemnisations devraient être accélérées.
Une amélioration de la confiance des investisseurs est ainsi attendue.

Grâce à cette dynamique, la Côte d’Ivoire est désormais considérée comme un leader ouest-africain en matière d’assurance indicielle.
Une contribution directe est apportée à la transition écologique du pays.

Les acteurs formés sont appelés à devenir les relais majeurs de ce modèle.
Une protection accrue des récoltes, une hausse de la productivité et une agriculture plus durable devraient ainsi être garanties.

225assurances – Le site d’information N°1 de l’Assurance en Côte d’Ivoire  28 novembre 2025

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